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le 11 juin
Un temps menés de 29 points, les Knicks ont réalisé le plus grand retournement de situation de l’histoire des NBA Finals face à San Antonio, la nuit passée, au Madison Square Garden. Ils pourraient être sacrés samedi, à San Antonio. Vainqueurs 107 - 106, les new-yorkais ne sont plus qu'à une victoire du titre. Et la vente très lucrative (des places) continue ! Surtout grâce à une revente phénoménale.
Les prix des places pour les Finales NBA 2026 (Knicks vs Spurs) sont délirants et soulèvent un vrai débat sur l’accessibilité du sport. À New York (Madison Square Garden) les prix d'entrée (get-in) tournent souvent autour de 5 000 à 8 000 $ minimum pour les matchs 3 et 4, avec des moyennes rapportées entre 5 200 $ et 7 768 $ selon les plateformes (SeatGeek, TickPick).
Les places premium / lower bowl atteignent facilement 50 000 à 70 000 $+. Quant aux tarifs Courtside / Celebrity Row, ils s'envolent jusqu’à plus de 100 000 $, à plusieurs centaines de milliers (jusqu’à ~141 000 € par place dans des cas extrêmes).
À San Antonio, les tarifs sont totefois beaucoup plus « raisonnables » (à partir de ~1 700-2 000 $ en moyenne), mais un éventuel Game 7 pourrait aussi faire exploser les chiffres.
Ces tarifs battent des records historiques pour les Finales NBA et dépassent la plupart des Super Bowls récents (sauf exceptions comme le SB LVIII avec Taylor Swift). La demande explosive liée au retour des Knicks en finale après des décennies explique une grande partie de cette inflation. Le Mondial de foot n'est pas en reste !
Exclusion des fans historiques : Beaucoup de supporters des Knicks qui attendent ça depuis 1999 (ou plus) se retrouvent dehors. Josh Hart lui-même a qualifié les prix de « ridicules » et « absurdes », estimant qu’ils privent les vrais fans.
Sport-spectacle ultra-premium : Les arènes deviennent des lieux pour les très riches, les entreprises et les célébrités. L’ambiance live est irremplaçable, mais la TV offre souvent une meilleure vue (ralentis, stats, confort, sans les files et les bières à 20 $).
Marché secondaire dominant : Les prix officiels sont déjà élevés, mais la revente (StubHub, etc.) fait exploser les choses. C’est du pur capitalisme : offre limitée + demande folle = prix stratosphériques.
Tendance plus large : On voit ça dans d’autres sports et concerts (Super Bowl, Mondial de foot, etc.). Le sport professionnel est devenu une industrie du divertissement haut de gamme.
Valeur perçue : Pour ceux qui peuvent payer, c’est « worth every penny » (ça vaut chaque centime) : expérience unique, souvenir à vie, surtout si les Knicks gagnent leur premier titre depuis 1973, ce qui est bien parti depuis la nuit dernière.
Économie : Ça finance les salaires des joueurs, les infrastructures, etc. Les fans « normaux » ont la TV, les streams, les bars.
Demande réelle : Les prix baissent parfois (ex. avant Game 3), mais restent inaccessibles pour 99 % de la population.
En résumé, c’est un symptôme classique de la sportification-business moderne. Le basket reste populaire et accessible via la TV et les matchs de saison régulière (moyenne ~100-200 $), mais les Finales à New York sont devenues un événement de luxe. Ça pose question sur l’âme populaire du sport, même si c’est difficile de lutter contre la loi du marché.
(llustration Gemini)