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mercredi 23 septembre - 06:25
À l’heure des décisions budgétaires, le mouvement sportif rappelle une évidence : affaiblir les moyens consacrés au sport risquerait de coûter bien davantage à la collectivité que les économies espérées.
Alors que se dessinent les prochains arbitrages financiers, Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français, s’associe à plusieurs représentants du monde sportif, économique et territorial pour défendre la place du sport dans les politiques publiques.
Dans une tribune publiée le 21 septembre, dans le quotidien du 7ème jour "La Tribune du Dimanche", les signataires appellent à ne pas réduire le sport à une simple ligne de dépenses. Leur argument est clair : financer le sport, c’est agir bien au-delà des terrains, des gymnases ou des podiums. C’est investir dans la santé publique, l’éducation, la prévention, l’inclusion et le vivre-ensemble.
Chaque jour, les clubs sportifs jouent un rôle essentiel dans la vie des quartiers, des villes et des villages. Ils accueillent des enfants, des adolescents, des adultes et des seniors, grâce au travail souvent discret mais indispensable des éducateurs, bénévoles, dirigeants et arbitres. Ils transmettent aussi des repères : le respect des règles, l’effort, la solidarité, la confiance en soi et le goût de l’engagement collectif.
Le sport constitue également une réponse concrète aux grands défis sanitaires. Encourager l’activité physique permet de combattre la sédentarité et de prévenir de nombreuses pathologies. Dans les territoires les plus fragiles, les projets socio-sportifs représentent souvent un précieux levier d’accompagnement : ils recréent du lien, facilitent l’insertion, ouvrent des perspectives et redonnent confiance à de nombreux jeunes.
Derrière cet appel, c’est donc une interrogation majeure qui est posée aux pouvoirs publics : quelle importance la France entend-elle réellement accorder au sport dans les années à venir ? Le débat ne porte pas uniquement sur le niveau des crédits publics. Il concerne le choix d’un modèle de société.
Considérer le sport comme une charge à réduire reviendrait à négliger ses effets durables sur la santé, l’éducation, la cohésion sociale et la citoyenneté. À l’inverse, lui donner les moyens d’agir, c’est préparer l’avenir.
Parmi les cosignataires de la tribune : Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité paralympique et sportif français.
Philippe Diallo, président de l’Organisation patronale du sport, COSMOS.
Thierry Braillard, président de la Fondation du sport français.
Emma Leonardi, présidente de l’Association nationale des jeunes dans le champ du sport et de l’animation.
Grégory de Radiguès, président de l’Union des entreprises Sport et Cycle.
Raymond Bauriaud, président de Sporsora.
Sébastien Bequart, président de la SporTech.
Gil Averous, président de Villes de France.
Gilles Leproust, président de Ville & Banlieue.
Patrick Appéré, président de l'ANDES (l’Association nationale des élus en charge du sport)
(Photo : Amélie Oudéa-Castéra lors du forum organisé lundi 21 septembre par le Comité français du fair-play et le CNOSF, intitulé "Sort, paix et république" )