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le 17 mai
Quarante-quatre ans après avoir joué sans emblème officiel, les premières internationales françaises voient enfin leur histoire honorée, au moment où le rugby féminin connaît un essor sans précédent.
Le 13 juin 1982 reste une date fondatrice dans l’histoire du Équipe de France féminine de rugby à XV. Ce jour-là, les pionnières du rugby féminin français disputent le premier match officiel de leur histoire face aux Netherlands women's national rugby union team et s’imposent 4 à 0. Une victoire historique, obtenue pourtant dans un contexte de reconnaissance encore très limitée.
À l’époque, la Fédération Française de Rugby ne reconnaît pas officiellement la pratique féminine. Pour cette rencontre inaugurale, l’institution accepte bien de prêter un jeu de maillots blancs aux joueuses, mais à une condition symboliquement lourde : le coq gaulois, emblème du rugby français, doit être retiré de la poitrine. Les joueuses entrent donc sur le terrain sans blason, privées du symbole national qu’elles représentaient pourtant pleinement.
Pendant des décennies, cet épisode est resté le symbole discret d’une reconnaissance incomplète du rugby féminin. Une injustice mémorielle finalement réparée en avril 2026, à l’occasion du Tournoi des Six Nations. Lors du match France-Italie au Stade des Alpes, les survivantes de l’équipe de 1982 ont été invitées à rejoindre la pelouse aux côtés de la génération actuelle. Dans un moment chargé d’émotion, les anciennes internationales ont reçu pour la première fois leur maillot historique brodé du coq officiel. Quarante-quatre ans après en avoir été privées, elles ont pu chanter la Marseillaise sous le même emblème que les joueuses d’aujourd’hui, réunies dans une même histoire et une même reconnaissance.
Ce dimanche, à Bordeaux, le match entre l'équipe de France féminine de rugby à XV et l'England women's national rugby union team, dernière journée souvent décisive du Tournoi, se disputera cette fois avec le coq solidement cousu sur chaque maillot ! Un détail devenu symbole du chemin parcouru.
Car le rugby féminin s’impose désormais comme l’un des grands mouvements sportifs contemporains. Longtemps resté dans l’ombre, il connaît aujourd’hui un essor spectaculaire, porté par des joueuses de haut niveau, des compétitions de plus en plus suivies et un public toujours plus nombreux.
Cette progression traduit aussi une évolution profonde des mentalités. Les jeunes filles disposent désormais de modèles visibles et inspirants. Les clubs se développent partout sur le territoire, le nombre de licenciées progresse et les grandes affiches attirent des foules inédites.
Des compétitions comme la Rugby World Cup ont largement contribué à transformer le regard porté sur cette discipline, en mettant en lumière son intensité, sa technicité et son exigence.
Au-delà des résultats sportifs, le rugby féminin continue surtout de porter des valeurs fortes : solidarité, engagement collectif, respect et dépassement de soi. Une authenticité qui explique aujourd’hui son succès grandissant et qui donne une résonance particulière au parcours des pionnières de 1982, enfin reconnues comme elles auraient toujours dû l’être.
(illustration Chat GPT)