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samedi 26 septembre
Face à l'entrée dans l'adolescence, la pratique sportive licenciée s'effondre. Selon une étude de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), ce phénomène touche particulièrement les filles et les milieux populaires, révélant un décalage entre l'offre des clubs et les attentes des jeunes. 1 collégien sur 5 ne pratique pas régulièrement de sport pendant ses loisirs. Le fait de ne pas aimer pratiquer seul est le frein le plus fréquemment cité ( 56%) devant la nécessité d' être performant pour prendre du plaisir (45%).
Entre 14 et 18 ans, 1 jeune sur 4 abandonne la pratique régulière du sport.
C’est un constat alarmant pour le mouvement sportif français : le passage du collège au lycée marque une rupture nette dans la pratique d’une activité physique encadrée. Si la majorité des enfants de moins de 12 ans sont inscrits dans un club, les effectifs chutent drastiquement à partir de 14 ans. Un décrochage massif que l’INJEP a analysé dans une récente publication pour en comprendre les mécanismes.
L’entrée dans l’adolescence s’accompagne d’une transformation profonde du quotidien. La charge de travail scolaire augmente, réduisant le temps libre disponible. En parallèle, les centres d’intérêt évoluent : la sociabilité informelle, les sorties entre amis et les écrans prennent une place prépondérante face aux contraintes d’entraînements fixes le soir en semaine.
Le format traditionnel proposé par les associations sportives - fondé sur la compétition, l'assiduité stricte et la recherche de performance - ne correspond plus aux aspirations de nombreux jeunes. Ces derniers privilégient désormais une pratique davantage orientée vers le plaisir, le bien-être, la détente et la flexibilité.
Le décrochage ne frappe pas de manière homogène. Deux facteurs majeurs accentuent le phénomène :
Pour enrayer cette fuite des licenciés, l’INJEP souligne la nécessité pour les fédérations et les collectivités locales de faire évoluer leurs modèles. Cela passe notamment par le développement de créneaux « loisir » sans enjeu compétitif, la diversification des activités proposées et une plus grande souplesse dans les horaires.
Sans une adaptation rapide aux nouvelles pratiques des adolescents, le monde associatif risque de s'éloigner durablement d'une génération en quête d'autonomie.
(illustration INJEP)